Combien de fontaines à Aix en Provence?

Aix en Provence, ville aux 1000 fontaines ?

Aix en Provence possède de nombreuses fontaines, elle est d’ailleurs surnommée la ville aux 1000 fontaines, sans doute du fait des nombreux Marseillais émigrés à Aix car on sait la tendance à exagérer de nos voisins aux caractères parfois haut en couleurs là où nous les Aixois sommes plus bourgeois. 

En réalité, il y a de l’ordre de 130 fontaines à Aix en Provence mais c’est bien plus que dans les autres villes Françaises de taille égale si on ne s’arrête qu’aux chiffres.

Aix, qualité de vie, terrasses et flâneries

Les fontaines apportent à la ville un charme et une qualité de vie indéniable. Prenez un verre à l’ombre d’un platane et à la fraîcheur d’une fontaine, ferlez les yeux et écoutez le murmure de l’eau ruisselante, ça y est vous pouvez rêver.

 

L’eau des fontaines d’Aix-en-Provence https://www.aixenprovencetourism.com/decouvrir/circuits-et-routes-thematiques/au-fil-de-leau/circuit-fontaines-aix-provence/

 
 

AIX-EN-PROVENCE

Jean Cocteau nous révèle ici l’omniprésence des fontaines qui contribuent indéniablement au charme et à la renommée de cette ville d’eaux. Tantôt moussues, tantôt sobres et discrètes, tantôt exubérantes et spectaculaires, ces fontaines racontent l’histoire d’Aix-en-Provence. Son nom antique, Aquae Sextiae (les eaux de Sextius), rappelle ce général romain qui vit en cette vallée abondante en sources chaudes et froides de bonnes perspectives de développement, permettant en outre, la construction d’aqueducs et l’ouverture de thermes dont il reste encore quelques vestiges visibles à l’endroit même où l’activité thermale se perpétue depuis plus de 2 000 ans. 

Ces fontaines, enfin, consacrent l’eau, à la fois origine et expression de la richesse en Provence, volonté ostentatoire du pouvoir de cette ancienne capitale et témoignage historique d’une activité économique débordante.

Qu’elle provienne de sources ou de canaux, l’eau des fontaines coule ici doucement et se répand dans les artères de la ville, lui insufflant cette douceur de vivre que nous vous invitons à partager.

Une histoire d’homme – Joseph de Clapiers

En 1721, alors que la peste décime Aix-en-Provence, son premier consul et seigneur de Vauvenargues, Joseph de Clapiers lui rendit son eau mystérieusement disparue des fontaines, des puits et des thermes récemment reconstruits après des siècles d’oubli. Faisant boucher par ordonnance toutes les sources creusées en amont d’Aix par quelques propriétaires de lavoirs et moulins peu scrupuleux, il fit rejaillir l’eau si nécessaire en ces temps d’épidémie pour guérir les malades et assainir les rues. Un an plus tard, Clapiers met fin à un autre conflit séculaire entre la municipalité et les propriétaires de l’eau des Pinchinats, la principale source potable d’Aix et se voit récompensé par le roi pour son dévouement, en devenant marquis de Vauvenargues.

Une histoire d’eau

Pour alimenter Aquae Sextiae et subvenir aux grands besoins des Romains, 4 aqueducs furent construits aux Ier et IIe siècles de notre ère, délivrant près de 30 000 m3 d’eau par jour. Ces conduites tantôt aériennes, tantôt souterraines, convergeaient pour desservir ensuite les thermes, les fontaines mais aussi les villas des patriciens.


Distance : 2,7 km

Au départ de l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence, ce circuit est à faire à pied.


Les incontournables

Le nom même d’Aix trahit la présence de l’eau: Aix vient de Aquae Sextiae, le nom latin de la ville (littéralement les eaux de Sextius du nom du proconsul Romain qui a fondé la garnison devenue notre ville en 123 avant JC). 

Ville thermale depuis 1913, l’eau d’Aix sort chaude de terre à 34°C a une composition chimique stable et aux vertus cicatrisantes. Les thermes sont aujourd’hui plutôt un lieu de détente luxueux.  Pour boire cette eau thermale à la fontaine du cours Sextius 

Vous aurez certainement du mal à découvrir toutes les fontaines de la ville en un seul voyage. Le mieux est de visiter les plus belles et plus célèbres d’Aix en Provence.

 La liste des fontaines qui suit vous fera parcourir toute la ville et découvrir parmi les lieux les plus enchanteurs d’Aix. 

Aix, la ville aux 1000 fontaines Carbone_fontaine-albertasLa fontaine de la Place d’Albertas
Une des places les plus typiques et des plus connus d’Aix, construite au XVIIIème siècle, elle accueillera en son centre, en 1912, une grande fontaine circulaire à la forme atypique. L’eau tombe d’une vasque dont le pied est décoré façon art nouveau (très floral) dans un bassin plus grand dont le contour est bordé de ferronnerie

Aix en Provence compte 130 fontaines au total

Notons qu’Aix en Provence compte au total 130 fontaines comprenant les fontaines privées et publics. Mais en général, 23 fontaines figurent parmi celles qui en font la réputation de la ville. Ces fontaines ont marqué certaines époques tandis que d’autres, ont servis pour alimenter la grande ville en eau chaude et en eau potable. Certes, les fontaines font partie de l’histoire de l’Aix ainsi que de son identité culturelle. Vous tomberez sûrement sur ses 23 fontaines attractives de la ville une fois sur les lieux.

Les immanquables

vous les retrouverez sur le site de la mairie 

http://www.aixenprovence.fr/Fontaines

Vous ne devez manquer en aucun cas la fontaine de la place des prêcheurs qui a été construite en 1758 et a marqué l’époque où régnaient Louis XV et Louis XVIII. Découvrez également la fontaine du Roi René avec sa sculpture évoquant le Roi René qui tient à la main son fameux sceptre. A visiter également la fontaine d’eau chaude, la fontaine des 9 canons et la fontaine de la Rotonde. Notez que les images évoquées sur les fontaines en disent bien plus longs sur leur histoire. Pensez à prendre vos plus belles photos.

Pourquoi autant de fontaines à Aix ?

130, c’est le nombre de fontaines, publiques et privées, dans la ville d’Aix. Toutes ne sont pas grandioses, ni chargées d’histoire. Certaines, évidemment, méritent d’être admirées. La Rotonde, réalisée en 1860, monumentale et coiffée de trois statues allégoriques pour les Arts, l’Agriculture et la Justice. Des lions, des dauphins et des cygnes sont traversés par les jets d’eau. La fontaine de la place des Prêcheurs, surmontée d’un grand obélisque, date du siècle des Lumières. Notons qu’elle est située à l’emplacement même… de l’ancien gibet royal. Place de la mairie, une grande fontaine fait jaillir l’eau des bouches de quatre dieux marins en marbre de Carrare. La fontaine moussue, alimentée par une source d’eau chaude, ressemble à une grosse éponge verte.

Les eaux et les fontaines

C’est aux eaux thermales que la Ville d’Aix doit une grande partie de sa réputation.
L’abondance des eaux chaudes ou froides, déjà célèbres au temps des Romains pour leurs vertus bienfaisantes sur la fécondité des femmes, détermina Caïus Sextius Calvinus à établir en ces lieux, les légions romaines qu’il commandait. Ce général, de même que Marius, César et Auguste, tout en embellissant la Ville, apporta aux thermes des soins particuliers. Détruits par les Sarrasins en 737, ainsi d’ailleurs que tout le reste de la Ville, ces derniers ne furent rétablis qu’après la réedification de la Ville. Les comtes de Provence, qui faisaient grand cas des eaux d’Aix et des vertus thérapeutiques qu’on leur attribuait alors sur la guérison du goître et des écrouelles (abcès ganglionnaires que le roi de France, le jour du sacre était censé guérir par attouchement) contribuèrent à les faire apprécier.Une des principales sources d’eau chaude était celle dite des « étuves », derrière le couvent des observantins, dont les bains, étuves et lavoirs attiraient une affluence considérable. La source des Bagniers était plus fréquentée encore, si l’on en croit les chroniques romaines, mais semblait avoir perdu une grande partie de ses vertus en 1628. C’est elle qui servit finalement à alimenter la fontaine d’eau chaude ornant le cours Mirabeau.

C’est à la même époque, que la ville racheta les bains sur l’intervention des médecins et qu’elle construisit au début du XIIIe, l’établissement thermal actuel, sur les fondements d’une ancienne maison romaine.Aix fut classée station thermale en 1913 et confia l’exploitation de ses eaux, huit ans plus tard, à la Société des Thermes (1921).

Des analyses officielles ont permis d’établir la qualité des eaux et leurs indications. Classées dans la catégorie des eaux bicarbonatées calciques ou alcalines faibles, elles sont utilisées en boisson ou en bains pour soigner, entre autres, les troubles du système nerveux et ceux de la circulation du sang. Uniques vestiges de la station thermale romaine, une baignoire de marbre et l’ex-voto de Pompeia Antiopa attestent de la bienfaisance des eaux d’Aix.

Aix-en-Provence compte 23 fontaines auxquelles elle doit, sa réputation de plus jolie ville de France. 

Fontaine de la place d’Albertas


La fontaine de la place d’Albertas fut construite au milieu d’une place du XVIIIe, en 1912. Elle présente un bassin circulaire bordé de ferronneries qui recueille l’eau retombant d’une vasque elle-même supportée par un piédestal sculpté de feuilles, de guirlandes et de rosaces.

Fontaine d’Argent


La ravissante fontaine de l’ancienne rue des jardins à l’angle de la rue de la Mule noire est dûe à l’architecte Vallon et porte le nom de fontaine d’Argent sans doute en raison du coût élevé de sa réalisation. L’eau sort par la bouche de deux personnages joufflus délicatement ciselés par Chastel.

Fontaine de la place des Augustins


Edifiée en 1620, la fontaine de la place des Augustins fut transformée en lavoir public en 1786. Reconstruite en 1820, on lui mit une colonne romaine, provenant d’un sanctuaire dédié à une famille patricienne.

Fontaine rue des Bagniers


La rue des Bagniers : offre une fraîche fontaine construite en 1685 qui fut adossée à un mur un siècle plus tard. On a récemment placé un médaillon de Cézanne, d’après Renoir, entouré de fruits et de fleurs.

Fontaine de la place Bellegarde


La fontaine de la place Bellegarde reçoit l’eau par quatre canons au dessus desquels le buste de Granet a été érigé en 1852, en remerciement de la riche donation faite par le célèbre peintre à sa ville natale.

Fontaine des deux canons


La fontaine des deux canons à l’angle des rues Mignet et Boulegon, fut édifiée en 1532. Elle était ornée, à l’origine, d’une frise et de têtes sculptées qui furent remplacées par deux canons.

Fontaine Espeluque


La fontaine Espeluque : au centre du bourg Saint-Sauveur, sur l’ancienne place de l’Archevêché, est adossée au mur romain méridional de la cathédrale et date de 1618. Elle fut à plusieurs reprises, changée de place et doit son nom à ses eaux qui proviennent d’une source appartenant à un certain Espeluca. Celui-ci légua ses biens au chapitre et laissa aux moines la jouissance de la source. Deux pilastres soutiennent un entablement orné en son centre d’un médaillon à l’effigie de l’historien Marcel Provence, mort en 1952. On distingue encore des vestiges de mascarons figurant des têtes d’hommes, rongés par le temps.

Fontaine des Fontêtes


La place des Fontêtes : à l’intersection des rues Mérindol et des Cardeurs, se trouvait un puits qui fut remplacé en 1715 par la fontaine actuelle. Au milieu du bassin circulaire s’élève une courte colonne sculptée de petits arcs et surmonté d’un angelot. Chaque face de cette colonne porte un mascaron à tête de lion et deux autres têtes d’angelots entourées d’un motif floral.

Fontaine de l’Hôtel de Ville


En 1756, la municipalité décida d’embellir d’une fontaine la place de l’Hôtel de Ville qui venait d’être achevée. Au centre d’un bassin de forme polygonale on éleva une colonne antique en granit découverte au cours de fouilles entreprises derrière l’hopital St-Jacques. Chastel sculpta un chapiteau ainsi que des mascarons à têtes d’hommes barbus.

Fontaine de la place des prêcheurs


C’est en 1758 que fut bâtie cette fontaine monumentale composée d’une vasque à seize pans au dessus de laquelle s’élance un obélisque surmonté d’une sphère. Chastel sculpta l’obélisque, le fit reposer sur 4 lions et orna la sphère d’un aigle prêt à l’envol. Sur les quatre faces du socle, des médaillons portent les éffigies du proconsul Sextius Calvinus de Charles III (dernier comte souverain de Provence) de Louis XV (sous le règne duquel la fontaine fut édifiée) et de Louis XVIII (dernier comte titulaire de Provence).

Fontaine des 4 dauphins


Située au coeur du quartier Mazarin, au centre d’une place dont elle complète merveilleusement l’harmonie, cette fontaine fut achevée en 1667 et on lui donna d’abord le nom de St Michel en l’honneur du Cardinal. 4 dauphins à gueules grimaçantes crachant de l’eau, soutiennent un petit obélisque dont le sommet fut orné successivement par une fleur de Lys, une croix de Malte et une pomme de pin.

Fontaine de la place des Tanneurs


Edifiée en 1761, elle fut reconstruite en 1862. Au centre d’un bassin polygonal s’élève un beau piédestal orné de mascarons à têtes de lion et une urne de Chastel. Cette urne surmonte un vase décoré d’angelots soutenu par des griffons à becs ouverts.

Fontaine des trois ormeaux


Elle fut construite en 1632 sur l’emplacement d’un ancien puits. L’eau jaillit de 4 canons dans un bassin octogonal au dessus duquel on peut voir une lourde colonne décorée de motifs de fleurs et de fruits.

Fontaine St-Louis


Face au cours des Arts et Métiers, elle date de 1843. Ornée d’un buste de St-Louis et d’une colonne romaine, elle présente un piédestal à mascarons et un écusson de la Ville d’Aix entouré de feuillages.

Fontaine Pascal


Située en haut du Cours Sextius, elle fut offerte à la ville en 1922 par l’industriel Pascal qui lui laissa son nom. Les Aixois viennent nombreux y chercher l’eau thermale coulant d’une vasque décorée de volutes (enroulement sculpté en spirale ou en hélice) dans le grand bassin.

Fontaine Villeverte


Située au bas du Cours Sextius, elle date de 1683 et fut sculptée par Escursau, le vase qui la surmonte date de 1848.

Fontaine du Roi René


Sculptée par David sur des dessins de Revoil, elle fut commencée en 1819 et inaugurée en 1923 en présence de la duchesse d’Angoulème. Le roi René tenant d’une main son sceptre et de l’autre le raisin muscat qu’il introduisit en Provence, porte la couronne des comtes de Provence. A ses pieds, une palette et des livres rappellent qu’il fut le protecteur des Arts, des Sciences et des Lettres.

Fontaine d’eau chaude


La Fontaine d’eau chaude à la hauteur de la rue Clémenceau fut construite en 1667, puis transformée en 1734. L’eau de la rue des Bagniers, et coule à la température de 18°. Cette fontaine tire son charme bien particulier du ruissellement de ses eaux sur un énorme rocher moussu qui se dresse au centre d’un bassin de forme légèrement quadrilobée.

Fontaine des neuf canons


C’était autrefois un abreuvoir pour les troupeaux venus d’Arles en transhumance, ce qui explique la présence d’une margelle aussi basse. Cette fontaine se trouve sur le Cours Mirabeau.

Fontaine de la Rotonde


Fontaine de la Rotonde enfin, située au centre de la place dans laquelle aboutit le Cours, se trouve placée au carrefour de diverses avenues. Alimentée par les eaux du Verdon, elle fut édifiée en 1860 sur les dessins de M de Tournadre, ingénieur des ponts et chaussées. Un vaste bassin circulaire de trente deux mètres de diamètre est décoré de lions, de cygnes et de dauphins chevauchés par des anges. Au centre un piédestal supporte une vasque de fonte sur laquelle on reconnait les statues de la Justice (sculptée par Ramus) tournée vers le Cours Mirabeau, du Commerce et de l’Agriculture (sculptée par Chabaud) tournée vers la route de Marseille, et des Arts (sculptée par Ferrat) tournée vers la route d’Avignon. La hauteur totale de l’édifice est d’environ 12 mètres

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